Fermer les yeux — Antoine Renand

Une belle région, l’Ardèche. Un gendarme l’adjudant Dominique Tassi, sa femme Manon, et ses enfants Lisa et Guillaume. Un couple heureux, entièrement satisfait sur tous les plans.
Quand lors d’un retour en voiture chez lui, survient l’impensable, Dominique en compagnie de sa petite fille Lisa. Avant, le verre de trop. Le destin, le ravin, l’accident. Et va émerger dorénavant, la sempiternelle culpabilité, le chagrin d’un homme qui a tué sa petite fille. Et en conséquence ce malheur va détruire l’aura de plénitude de sa vie. Puis intervient, l’escalade dans la souffrance, la dépression, le divorce, le travail qui devient sans passion, l’alcool qui dorénavant sera pour lui son échappatoire à tous ces coups du sort…La rédemption existera-t-elle pour lui ?

2005, Presles-la-Vallée, un café-restaurant « Le bellevue », tenu par les époux Morin. Quand Justine 7 ans disparait ! Une battue avec tous les villageois est organisée. Recherche négative. Le lendemain, le gendarme Tassi doit rejoindre sa caserne pour continuer des recherches et s’arrête en route – un appel de son fils – et découvre en bas du ravin, un homme qui creuse. Il trouve Gabin Lepage et sa chienne, avec la petite Justine, étranglée et violée. Il l’arrête.

Voici donc le départ de ce thriller, qui laisse pantois, avec de nombreux événements d’horreur, qui vont suivre. Crime isolée ou l’œuvre d’un tueur en série ? Les indices fournis
par Antoine Renand s’accumulent d’ailleurs autant que les fausses pistes. Mais le besoin viscéral d’avancer dans ces chemins tortueux, ne laisse aucun répit.

Des personnages attachants, tels que : Nathan Rey – écrivain spécialisé dans le comportemental -, Emma Marciano avocate de talent, et Tassi devenu sans ambition mais très obnubilé par la disparition de Justine.

Mais attention, car dans ce polar, il ne s’agit pas uniquement de l’élucidation d’une enquête, mais d’essayer de percevoir la mentalité d’un psychopathe. Et dans ce domaine l’auteur parvient à nous donner des frissons d’horreur devant le comportement de tels individus. Des individus frustrés sexuellement et sociablement et qui veulent prendre leur revanche.
Difficile cependant d’avoir de l’empathie avec des nervis de cet acabit.
En sus de ce type de tueur, il y a les donneurs d’ordre, une présence de castes de privilégiés corrompus qui passeront toujours entre les mailles des filets…La morale ne servirait donc que pour les plus humbles ? Des interactions entre le monde interlope et les services publics, et qui laisse un goût amer devant l’impunité de notables, certains d’être à l’abri de toute pénalisation.

 Et là, le titre de ce polar, trouve toute son acuité : « Fermer les yeux ».

 Le seul bémol à mon avis, le fait pour l’auteur de dévoiler seulement vers la fin, un indice primordial pour appréhender le comportement de Tassi au fil de la lecture.

Après ma lecture du premier polar d’Antoine Renand – L’empathie – c’est avec plaisir que j’ai suivi le fil de ce thriller, et que les lecteurs de ce thème, devraient apprécier.

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