La péninsule aux 24 saisons — Mayumi Inaba

Enfin un roman qui sort du lot, un roman où l’action, le suspens, n’éclatent pas au fil des chapitres. Où l’éternité est laissée au temps. Où la parole s’efface à l’écoute de la Nature ; où la vision s’attarde au vol majestueux des papillons. Bref un roman qui se savoure non seulement avec les métaphores mais également avec le temps qui suspend son vol.

Une vieille japonaise, arrive à un tournant de sa vie et décide, après avoir perdu une amie et quelques déboires sentimentaux, de faire le point, et part dans la péninsule de Shima, à quelques heures de de Tôkyô, dans un lieu retiré où elle a tissé des liens et qui lui donnera l’envie de continuer à vivre, et qui deviendra son intime cachette. Un lieu pour se retrouver et jouir de la paix dans la nature.

À Tôkyô, elle utilisait un calendrier de 12 mois, mais dans ce lieu elle accroche au mur un qui met en valeur les vingt-quatre moments des saisons de l’année. Qui divise chaque mois avec les tâches afférentes à celles-ci : entretien du jardin, traitements des plantes, etc.

Une ode à l’ataraxie, à l’observation des composantes de la forêt, à l’ineffable plaisir d’être absorbé par la densité du silence, au cours de la rivière qui jamais ne tarit ; écouter, voir et sentir la symphonie de la forêt.

Un merveilleux moment de lecture, où la pensée prime sur l’action ; un style agréable et sans fioriture qui m’a derechef ébloui. Un instant de lâcher-prise pour se laisser emporter au firmament du plaisir.

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