La septième diabolique — Adrienne Weick

Le Grand prix des enquêteurs, est attribué chaque année, par un jury composé de spécialistes, dans les domaines tels que : la police, la médecine et bien sûr de la justice. Pour 2022 le livre choisi fut : « La septième diabolique ». En l’occurrence il s’agit là, d’un thriller et surtout du premier roman de Adrienne Wieck, qui propose une enquête à mener concernant l’un des écrivains français du XIXe siècle : Jules Barbey d’Aurevilly auteur notamment – surprise ! -du roman : Les Diaboliques (recueil de six nouvelles) paru en 1874. Roman qui attira, à l’époque l’ire du public.

Or donc, un auteur à succès et un jeune étudiant partent dans le Cotentin, quand par hasard ils doivent faire, contre mauvaise fortune, escale dans un vieux manoir. Ce qui est loin d’accroitre leur relation, tendue dès le départ. Or par inadvertance ils découvrent une correspondance secrète qui s’avère être de Barbey d’Aurevilly ! À vrai dire, l’information se révèle d’importance, en effet il ne s’agit, ni plus ni moins, que de l’existence d’une septième nouvelle, non publiée lors de son vivant !

Ainsi va se croiser divers aléas et de situations conflictuelles. De telle façon que nos enquêteurs vont se trouver sujet à des menaces voire des agressions. Des personnages singuliers notamment : une jeune fille dotée de raisonnements plutôt surprenant, une propriétaire agressive qui cherche à protéger le secret, une longue liste de généalogie – j’avoue m’y être perdu -. Et à l’opposé un dithyrambe sur la belle région du Cotentin et du « Connétable des lettres », sans aucun doute un choix délibéré de Adrienne Weick.

Avec ce roman, l’auteure nous propose un voyage au cœur des années 1870 de la Commune de Paris, et surtout, des mœurs réactionnaires, dont la liberté des femmes à pouvoir s’exprimer. D’ailleurs la nouvelle égarée s’intitule : « La femme recluse. ». Autant dire, que la présence de la misogynie sous-jacente perdure, car si une femme désire choisir et exercer ses choix, elle se voit l’objet de remarque, tel ce dandy : « Quand on aime les femmes libres, il ne faut pas les épouser ».

Une belle découverte, dans un univers différent de nos polars habituels – foin de calibres et autres -, et qui se lit d’une manière bien agréable et distrayante.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.