Le Septième Cercle — André-Joseph Dubois

Difficile entrée en matière, ce roman, Le Septième Cercle aurait mérité un titre plus provocateur mais plus réaliste, tel que : Itinéraire d’un salaud. De fait un octogénaire décide de relater ses périples à une interlocutrice, bien silencieuse, sur une période de seize journées ! Attention cependant car celui-ci par bravache indique : que celui qui raconte une histoire est le maître de la vérité.

Ainsi, notre « héros », Léon Bourdouxhe, fils de parents boucher à Herstal en Belgique, va devoir quitter son pays et intégrer la Légion étrangère. En effet, leur vie bourgeoise va se heurter aux vicissitudes de la vie : son père qui pratique le marché noir et participera à un meurtre, sera ainsi emprisonné, ce qui obligera sa femme à travailler à la FN Herstal (importante fabrique d’armes belge). Pour Léon, un drame amoureux, la trahison de son amour de jeunesse, Hanna, qui a choisi un autre prétendant le met en fureur et sera prétexte à une sauvage agression, l’obligeant à fuir.

La rencontre avec un coreligionnaire, l’adjudant Lucien Fagan, va le faire bifurquer vers l’ineffable, l’horreur, l’irrépressible folie meurtrière, et ce, sans émotion ! En effet, Fagan, anti-communiste viscéral, fervent adepte du maccarthysme, va l’entraîner dans les nuits de la noirceur humaine…

Ainsi, commence le long récit, des pays traversés et de même des rencontres pour le moins surprenantes : l’Algérie : où il va se livrer à la torture et l’assassinat, la Tunisie, le Congo belge : afin d’éliminer discrètement Patrice Lumumba, Port-au-Prince à Haïti, Rio de Janeiro au Brésil. Et des figures emblématiques de l’histoire de l’humanité : Paul Aussaresses, Ernesto « Che » Guevara, klaus altmann alias barbie…

Difficile de suivre avec sympathie, son parcours semé de meurtres, avec pour seule motivation l’argent ! Il sera de la sorte, le bras armé des services spéciaux des États-Unis, dont l’unique but sera la mainmise économique sur les pays d’Amérique Central et du Sud, et se fera par l’intervention de mercenaires dont Léon fera partie. Notons, le clin d’œil, suggérée par la photo de couverture de ce roman – l’arrestation du « Che » Guevara -.

André-joseph Dubois, s’attaque par le biais d’une satire, aux vices de ses contemporains. Cependant les pérégrinations de Léon, par la mise en proximité de tels faits de l’histoire, ne peut emporter mes suffrages ; car trop d’opportunités, de poncifs et d’invraisemblances, mettent en exergue l’incongruité des faits mentionnés, et me laisse à quia.

Merci à Babelio et aux Éditions Weyrich, de m’avoir donné l’opportunité de découvrir cet auteur ainsi que son roman.

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